Assurance cyber-risques
Rançongiciel, fraude au virement, vol de données, interruption des systèmes : l'assurance cyber couvre la gestion de crise, les pertes de l'entreprise et sa responsabilité à l'égard des tiers.
En bref : l'essentiel à retenir
Une cyberattaque combine des coûts immédiats (gestion de crise, restauration des systèmes), des pertes d'exploitation et des responsabilités, notamment en cas de violation de données personnelles, laquelle doit être notifiée à la CNIL dans les 72 heures lorsque le RGPD l'exige. L'assurance cyber structure la réponse et finance ces postes.
Les trois volets d'un contrat cyber
Gestion de crise
Assistance 24/7, experts en réponse à incident, investigation, accompagnement juridique et communication de crise.
Dommages subis
Restauration des données et des systèmes, pertes d'exploitation consécutives, frais supplémentaires d'exploitation, fraude selon extensions.
Responsabilité civile
Réclamations de tiers liées à une violation de données ou à une défaillance de sécurité, frais de notification et de défense.
Points de vigilance
Les assureurs cyber conditionnent fortement leurs garanties au niveau de sécurité de l'entreprise.
Prérequis de sécurité
Authentification multifacteur, sauvegardes déconnectées, mises à jour : les questionnaires engagent l'assuré.
Recommandation du cabinet : répondre avec exactitude au questionnaire et maintenir les mesures déclarées, sous peine de contestation de garantie.
Sous-limites
Certains postes (fraude au président, rançons lorsque leur prise en charge est prévue) font l'objet de sous-limites.
Recommandation du cabinet : lire les sous-limites poste par poste plutôt que le seul plafond général.
Périmètre des systèmes
Cloud, prestataires, télétravail : le périmètre couvert doit refléter votre architecture réelle.
Recommandation du cabinet : déclarer vos dépendances critiques (hébergeurs, SaaS) et vérifier la couverture des défaillances de prestataires.
Questions fréquentes
Mon entreprise est petite, suis-je vraiment exposé ?
Oui : les attaques par rançongiciel et la fraude au virement ciblent massivement les TPE et PME, généralement moins protégées, et l'interruption d'activité y est proportionnellement plus critique.
Que se passe-t-il en cas de violation de données personnelles ?
L'entreprise responsable de traitement doit documenter la violation et, lorsque le RGPD l'exige, la notifier à la CNIL dans les 72 heures, puis informer les personnes concernées en cas de risque élevé ; le contrat cyber prend en charge l'accompagnement et les frais associés.
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